Contrairement à beaucoup d'écrits sur l'islam, qui ne s'attaquent qu'à certaines de ses parties, cet ouvrage s'en veut une réfutation complète et définitive. Tout au moins en voici là la première partie. Elle se divise en une introduction et quatre chapitres, assez nettement différenciés. Le sens général de l'ouvrage est un rationalisme fortement teinté de christianisme. L'auteur affirmant que "Seule une idée religieuse peut remplacer une [autre] idée religieuse." (page 93).
L'introduction explique les raisons qui font qu'une mise en cause intellectuelle des principes de l'islam est légitime dans le contexte occidental: toutes les doctrines étant passées par là.
Le premier chapitre aborde la question des actes de violence ordonnés ou exécutés par le prophète de l'islam. L'auteur a tiré des divers récits de la vie du prophète (occidentaux et musulmans), du texte coranique et des hadiths de la compilation de Bokhâri le récit de nombreux assassinats, meurtre collectif, lapidations, mutilations, enlèvements, dépouillements, viols et séance de torture ordonnés par Mahomet. (Le tout doit bien représenter un total de près de huit cents victimes, rien que pour les mises à mort...) Les anciens chroniqueurs musulmans étant peu avares de détails, la description de certaines de ces mises à mort pourra ou impressionner ou amuser le lecteur...
L'auteur insiste sur le fait que les actes et paroles du prophète étant reconnus source d'imitation pour ses fidèles, ces tueries seraient à l'origine des modernes entreprises de tous les fanatiques qui se réclament de lui. (Il est vrai qu'on a rarement l'occasion d'avoir sous les yeux une telle quantité d'extraits de textes considérés comme sacrés par imams et ayatollah.) L'argument final est que le dieu de Mahomet devait être bien faible pour recourir à de telles méthodes de contrainte et de terreur
Le deuxième chapitre est consacré à l'opposition irréductible des dogmes du christianisme et de ceux de l'islam. L'auteur avance six arguments censés rendre impossible toute tentative de confusion.
Le troisième chapitre aborde l'aspect juridique de la question. Mais sous l'angle historique: il expose d'abord les principes du droit islamique, puis ceux du droit romain ancien. Cela lui donne l'occasion de nous montrer l'évolution du droit romain sur diverses questions, telle que la condition féminine ou l'esclavage. Il nous montre, à nouveau à grand renfort de citations d'auteurs choisis, la libéralisation progressive de ce droit, dont procède le droit moderne des pays occidentaux. L'argument final étant que les politiciens romains de l'époque furent plus humains que le prophète Muhammad lui-même, et que son dieu.
Le dernier chapitre est une illustration de ce fait: comme il arrive souvent que les apologistes modernes de l'islamisme vantent les qualités libérales du Prophète, l'auteur a recherché ses principes juridiques et ceux des légistes romains de son époque. La comparaison est éloquente!
Bef, cet ouvrage est une sacrée pierre dans le jardin des islamistes. M.X.Villan
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